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Consommez-vous des drogues ou de l’alcool pour faire face à la dépression ou à l’anxiété?

Published by: LifeWorks,


Les troubles de l’humeur, comme la dépression ou l’anxiété, s’accompagnent parfois de symptômes pénibles, notamment des problèmes de sommeil, de la nervosité et un désintérêt pour des activités auparavant considérées comme agréables. Il n’est donc pas étonnant que certaines personnes aux prises avec des troubles de l’humeur, qui sont par ailleurs fréquents, se tournent vers les drogues et l’alcool dans l’espoir de soulager un peu leurs symptômes.

Malheureusement, l’effet est presque toujours de courte durée, et l’alcool et les drogues risquent fort d’empirer le problème. Toutes les substances chimiques psychotropes ont un effet « boomerang », de telle sorte que, passé le soulagement initial, les symptômes ont tendance à s’aggraver par la suite. Sans compter qu’un problème de toxicomanie pourrait s’ajouter au trouble de santé mentale existant et donner lieu à ce qu’on appelle un « trouble concomitant ».

Les personnes aux prises avec un trouble concomitant doivent recevoir des soins pour traiter leur dépendance en plus de leur trouble de l’humeur afin de se rétablir complètement. Si vous pensez que vous avez trop souvent recours à l’alcool ou aux drogues pour atténuer votre tristesse ou votre anxiété, ou encore pour vous aider à dormir ou à rester éveillé, il est important de demander l’aide d’un professionnel dès que possible. Une fois qu’une dépendance à une substance s’est installée, sachez qu’elle peut persister même une fois que le problème émotionnel aura été résolu.

Qu’entend-on par « automédication » pour composer avec la dépression ou l’anxiété?

Ce terme renvoie à l’utilisation de substances pour soulager certains symptômes associés à la dépression ou à l’anxiété, comme les pensées qui défilent, le manque d’énergie, l’insomnie ou la tristesse. L’alcool, la cocaïne et la marijuana font partie des substances fréquemment utilisées pour composer avec ces troubles, de même que certains médicaments d’ordonnance, comme les tranquillisants et les antidouleurs. Par exemple, une personne très anxieuse pourrait avoir recours à l’alcool ou à la marijuana pour en ressentir l’effet apaisant. De la même façon, quelqu’un de dépressif pourrait faire usage de cocaïne ou de stimulants pour tenir le coup toute la journée ou lors d’un événement. Le problème est particulièrement sérieux lorsqu’une substance est utilisée comme stimulant, puis une autre comme calmant; or, c’est un schème fréquent chez les personnes qui font usage de substances pour composer avec les symptômes d’un trouble de santé mentale. Une dépendance à l’alcool ou aux drogues risque alors de se développer sur une base quotidienne. L’abus de substances peut, au bout du compte, aggraver les symptômes d’ordre émotionnel que les personnes cherchent à soulager. C’est particulièrement vrai lorsque s’enclenche le cycle de la dépendance et du sevrage, qui crée un déséquilibre chimique dès l’arrêt de la prise de substances.

La dépression et l’anxiété sont les deux problèmes de santé mentale les plus fréquents. Environ 18 % des Américains ont un trouble anxieux et presque 7 % sont dépressifs. Les personnes aux prises avec un problème chronique de dépression ou d’anxiété présentent un risque de dépendance plus élevé. Selon les études, plus de la moitié des gens ayant un trouble de santé mentale consomment des drogues ou de l’alcool de façon abusive.

Signes caractéristiques d’un problème

Voici un aperçu des symptômes courants de dépression et d’anxiété :

  • Irritabilité
  • Difficulté à se concentrer
  • Tremblements ou transpiration
  • Peur irrationnelle de lieux relativement sûrs (cinéma, par exemple)
  • Pensées suicidaires
  • Malaise excessif en société (par exemple, participer à une fête ou se rendre dans un nouveau lieu)
  • Insomnie
  • Déprime
  • Isolement
  • Étourdissements ou vertiges
  • Baisse d’énergie

Voici quelques signes précurseurs pouvant indiquer un problème d’abus de substances :

  • Pertes de conscience ou de mémoire
  • Incapacité à cesser de faire usage de drogues ou de boire, ou encore à gérer sa consommation (par exemple, être incapable de boire seulement un verre ou avoir besoin de cocaïne chaque fin de semaine)
  • Difficulté à assumer ses responsabilités professionnelles (par exemple, arriver souvent en retard au travail en raison d’une gueule de bois)
  • Culpabilité après avoir consommé des drogues ou de l’alcool
  • Préoccupations concernant les drogues ou l’alcool
  • Usage continu de drogues ou d’alcool malgré les effets négatifs qui y sont associés

Cependant, toutes les personnes qui ont recours à l’automédication n’ont pas forcément un problème de toxicomanie ou les symptômes décrits ci-dessus. Pour déterminer si vous êtes aux prises avec un problème d’automédication, réfléchissez à vos habitudes de consommation de drogues ou d’alcool et demandez-vous si vous présentez des symptômes de dépression ou d’anxiété. Par exemple, certaines personnes ont une peur terrible de rencontrer de nouvelles personnes et ont besoin de boire beaucoup d’alcool pour être à l’aise lors d’activités sociales. D’autres sont tristes et léthargiques en soirée à moins de consommer de la cocaïne avant de revenir à la maison après le travail.

Comment obtenir de l’aide

Ce n’est pas toujours évident de reconnaître l’existence d’un problème. C’est normal de se dire qu’on traverse une période difficile et que ça va passer. Parfois, il faut se demander depuis comment de temps on consomme de l’alcool ou des drogues pour se rendre compte que le moment est venu de s’attaquer au problème. Si vous constatez la présence d’un ou plusieurs des symptômes ou comportements associés à un problème d’abus de substances ou de dépendance, vous pourriez vouloir prendre les choses en main et demander une évaluation pour en avoir le cœur net. La dépression et l’anxiété peuvent parfois être liées à des facteurs situationnels découlant d’un événement particulier, comme une perte d’emploi ou un enfant qui quitte la maison pour poursuivre ses études postsecondaires. Peu importe ce que vous vivez, il est important que vous sachiez qu’il y a des traitements qui peuvent vous aider.

Ce n’est pas évident de mettre fin à certains comportements, même en sachant qu’ils sont nuisibles. Demander de l’aide ne veut pas dire de prendre la décision de cesser immédiatement l’automédication; cela signifie plutôt de vous donner la possibilité de vous informer sur les services de soutien qui s’offrent à vous. Il existe de nombreuses options de traitement, dont la psychothérapie, les groupes d’entraide et, dans certains cas, la prise de médicaments appropriés, pour atténuer les symptômes liés au problème sous-jacent en raison duquel vous consommez de l’alcool ou des drogues. Vaincre un problème de toxicomanie peut vous donner l’occasion de développer des stratégies d’adaptation saines et durables.

Cela dit, les besoins de chacun varient selon la nature et la gravité du problème à traiter. C’est pourquoi il est indispensable qu’un médecin ou un professionnel en santé mentale procède à une évaluation avant de décider d’un traitement.

Pour commencer, vous pourriez vouloir prendre les mesures suivantes :

Communiquer avec votre programme d’aide aux employés (PAE). Vous pouvez consulter votre PAE ou d’autres services de counseling confidentiels pour obtenir de l’information sur les ressources offertes dans votre région ou ailleurs, lesquelles pourraient vous aider à déterminer les prochaines étapes.

Prendre rendez-vous avec votre médecin traitant ou votre médecin de famille. Votre fournisseur de soins de santé pourrait évaluer votre état et vous recommander des options de traitement. En fait, pour bien des régimes de soins gérés, les services doivent au préalable être autorisés par votre médecin traitant. Il est très important de vous adresser à votre fournisseur de soins de santé, qui pourra procéder à un examen médical complet pour exclure tout autre problème médical sous-jacent. Il s’agit d’une étape nécessaire, puisque les symptômes d’anxiété et de dépression sont parfois attribuables à des problèmes d’ordre médical.

Obtenir une évaluation auprès d’un centre de désintoxication. Pour vous renseigner sur les centres situés dans votre région, vous pouvez communiquer avec la Commission de la santé mentale du Canada, téléphoner au 1 833 456‑4566 pour accéder à son service d’assistance téléphonique, envoyer un texto au 45645 ou consulter le site Web de Services de crises du Canada, au www.crisisservicescanada.ca/fr/.

Vous présenter à un centre communautaire en santé mentale de votre région. Des soins en santé mentale y sont habituellement offerts gratuitement ou à un coût minime.

Ressources

Alcooliques Anonymes et Narcotiques Anonymes

Ces groupes d’entraide proposent un programme en 12 étapes à l’intention des personnes présentant un problème particulier d’abus de substances. Alcooliques Anonymes : www.aa.org/pages/fr_fr, Assemblée canadienne de Narcotiques Anonymes : www.canaacna.org/indexfr.php?category=home, Cocaïnomanes Anonymes : www.cocainomanes-anonymes.org

Association canadienne des troubles anxieux

www.anxietycanada.com

Ce site Web en anglais seulement contient des ressources et de l’information sur les troubles anxieux.

Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances

www.ccsa.ca

Cet organisme transforme des vies en mobilisant les gens et les connaissances afin de réduire les méfaits de l’alcool et des drogues sur la société.

Association canadienne pour la santé mentale

www.cmha.ca/fr

Organisme bénévole établi à l’échelle nationale, l’Association canadienne pour la santé mentale œuvre à promouvoir la santé mentale pour tous et à favoriser la résilience ainsi que le rétablissement des personnes aux prises avec une maladie mentale.

Double Trouble in Recovery (DTR) (en anglais seulement)

www.bhevolution.org

Double Trouble in Recovery est un programme en 12 étapes conçu à l’intention des personnes atteintes d’un trouble concomitant. Après avoir accédé au site Web ci-dessus, faites une recherche avec « Double Trouble in Recovery ».

Société pour les troubles de l’humeur du Canada

www.troubleshumeur.ca  

La Société pour les troubles de l’humeur du Canada (STHC) est un organisme voué à défendre les intérêts des usagers, ceux des familles et des aidants naturels quant aux questions concernant la dépression, le trouble bipolaire et d’autres troubles de l’humeur connexes.

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